Le fil académique #8-1 | L’exploit de cette jeune femme? Rendre la science drôle

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“Rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C. elegans”. En lisant cet intitulé de thèse vous vous dites que la science est un monde barbare et inaccessible.

Commentaire d’Ariane Beldi:

J’aurais bien aimé pouvoir présenter ma thèse de cette façon, même si le sujet était certainement moins compliqué à comprendre pour des non-initiés!

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Sur un fil de la toile #10-17 | Quantox – Mésusages idéologiques de la mécanique quantique

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Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin. Dans la toute dernière phrase, Richard Monvoisin1 introduit une notion à mettre à l’honneur, tant elle me paraît judicieuse : celle de « malinformation », comme on parle de « malbouffe ». C’est évidemment la conclusion de raisonnements étayés et argumentés, d’une analyse sans concession, mais que chacun peut constater dans sa vie quotidienne.

Commentaire d’Ariane Beldi:

Si ce petit opus est certainement très intéressant pour les sceptiques qui veulent mieux comprendre la question des mésusages des notions liées à la mécanique quantique par divers charlatans, c’est autre-chose qui a attiré mon attention. En effet, il semblerait que les analyses de Richard Monvoisin débouche sur une observation qui me semble clé pour décrire la manière dont les préjugés et les idées reçues concernant des sujets relevant de la science et des technologies de nos jours arrivent à circuler et proliférer. L’auteur de cette recension, Martin Brunschwig, ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il commence par là.

Je fais référence à la notion de “malinformation”, que Richard Monvoisin à conçu par analogie avec la “malbouffe” dans le domaine alimentaire. La “malbouffe” se distingue de ce que l’on appelle la “malnutrition”, dans le sens où il ne s’agit pas seulement d’une alimentation inadaptée aux besoins du corps, mais aussi malsaine pour celui-ci et déficientes sur d’autres aspects essentiels de l’acte de se nourrir, à savoir l’ingurgitation et le goût, la sociabilité, et même le modèle économique auquel elle donne lieu. N’ayant pas encore lu l’ouvrage de Monvoisin, je ne suis pas sûre de la définition exacte qu’il donne à sa notion de malinformation, mais d’après la recension de Brunschwig, je pense que l’on peut imaginer que l’on peut la concevoir ainsi: il s’agirait d’une information qui peut causer des bloquages dans notre capacité à raisonner et à appréhender le monde, mais aussi carrément pervertir l’idée même de réflexion (donnant aux gens l’impression de réflechir alors qu’ils ne font qu’ingurgiter du prêt-à-penser) ainsi que celle de débat intellectuel et même favoriser les idéologies en tous genres.

Il me semble que la notion de “malinformation” pourrait être utile pour aborder la manière dont se diffuse aujourd’hui les pseudo-sciences et la patamédecine, alors que nous sommes censés vivre une ère de l’information (avec l’éducation que cela suppose). Bref, elle pourrait ouvrir un certain nombre de pistes d’études et de perspectives pour comprendre le fonctionnement du débat public.

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Sur un fil de la toile #10-10b | La vulgarisation, fabrique du consentement

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La vulgarisation scientifique est une spécialité du journalisme dont les critiques sont si rares que c’en est douteux. L’image d’Epinal ? Un savoir “savant” produit par un professionnel compétent est vulgarisé par la compétence d’un journaliste qui, tel Prométhée, va le chercher au péril de sa vie, puis l’offre à la population béate. Mais le processus est-il “bon” en soi ?

Commentaire d’Ariane Beldi

Voici un autre angle d’approche d’une problématique de plus en plus fréquemment évoquée publiquement par les milieux dits “sceptiques” et certains scientifiques: la vulgarisation des connaissances scientifiques plutôt que la vulgarisation du processus de construction des connaissances scientifiques. Avec une question-clé: quelle quantité de connaissances scientifiques est-elle nécessaire pour permettre aux citoyens lambda de participer aux débats sur la pertinence et l’éthique des orientations scientifiques de la recherche publique et privée?

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