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Au fil de mes lectures #4 | La marginalisation de l’Europe

>> LeTemps.ch | L’Europe est en passe de devenir une colonie des pays émergents <<

Newspaper_folded_transVoilà une excellente analyse de Michael Marder qui remet un peu en perspective la situation européenne par rapport au reste du monde….un reste du monde qui est en train de coloniser l’Europe économiquement en rachetant les fleurons étatiques privatisés au cours de la crise. Plus exactement, les anciens colonisés, dont la Chine, l’Angola, le Brésil, l’Argentine, etc., sont en train de renverser les rapports de force économiques, et donc politiques, avec leurs anciens colonisateurs, notamment l’Espagne et le Portugal. Mais, les autres pays européens en crise ne sont pas épargnés même s’ils n’ont pas forcément pris part. Cette analyse montre aussi à quel point la perception des relations internationales par les adeptes du “néo-colonialisme” est complètement à côté de la plaque, dans la mesure où ces militants semblent avoir complètement raté le tournant de l’émergence des nouveaux pays industrialisés, continuant à dénoncer une domination occidentale du monde qui est de plus en plus chancelante. Et comme le dit Michael Marder, si un ré-équilibrage des forces en présence est souhaitable, cela ne signifie pas que la montée en puissance d’autres pôles mondiaux débouchera forcément sur plus de justice sociale et politique. Sur ce dernier point, il est donc impératif que les Européens défendent une certaine vision du monde, basée sur la chartes universelle des Droits de l’Homme:

Certes, un changement de paradigme en faveur d’un dé-centrage de la conscience collective européenne est le bienvenu. Mais il faudra impérativement rappeler, et rappeler sans cesse, les idéaux universellement contraignants de justice sociale et économique dont les mouvements et les penseurs politiques du Vieux Continent se sont faits les champions.

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Conférence: Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines

Ibrahima Thioub, titulaire de la Chaire Traite atlantique des esclaves et esclavages : historiographie et mémoires dans une perspective globale

Le 8 novembre 2012, à 19h00,  à la Fondation Calouste Gulbenkian, aura lieu une conférence organisée par la Fondation Maison des sciences de l’homme et intitulée: Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines. Elle se déroulera à l’adresse suivante:

Fondation Calouste Gulbenkian
39, bd de la Tour-Maubourg
75007 Paris

Les études sur la traite atlantique des esclaves se sont focalisées sur ses dimensions économiques, son impact démographique et politique sur les sociétés africaines. Il en a résulté des travaux de très bonne facture qui ont mis en évidence les multiples transformations induites par cette expérience historique sur l’ensemble du continent. Toutefois, en dehors de la production musicale des afro-descendants dans les Amériques, la dimension culturelle de la traite a été plutôt négligée par la recherche historique.

Conférence | Les racines du monde global | Les rendez-vous de l’histoire

LES RACINES DU MONDE GLOBAL – Les rendez vous de l’histoire.

Depuis une décennie, l’histoire globale pousse les chercheurs à réviser leur approche des phénomènes mondiaux : nos regards sur la mondialisation, l’histoire de France ou les échanges entre civilisations en sort transformé.

Laurent Testot : Journaliste à Sciences Humaines, il a dirigé plusieurs dossiers consacrés à cette nouvelle discipline qu’est l’histoire globale et coordonné, avec Philippe Norel, Une histoire du monde global, Éd. Sciences Humaines, 2012 ; Histoire Globale, un autre regard sur le monde, Éd. Sciences Humaines, 2008.

Philippe Norel : Économiste, enseignant-chercheur à l’Université de Poitiers et chargé de cours à Sciences-Po, il est l’auteur de L’Histoire économique globale, Seuil, 2009, et de L’Invention du marché. Une histoire économique de la mondialisation, Seuil, 2004. Il a coordonné, avec Philippe Beaujard et Laurent Berger, Histoire globale, mondialisations et capitalisme, La Découverte, 2009 et, avec Laurent Testot, Une histoire du monde global, Éd. Sciences Humaines, 2012 .

Jean-Paul Demoule : Archéologue, ancien président de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), professeur de protohistoire européenne à l’université Paris-I et membre de l’Institut universitaire de France, il plaide pour une approche comparée des sociétés de la préhistoire mondiale. Il a notamment dirigé La Révolution néolithique dans le monde, CNRS Éd., 2010, et publié Les Origines de la révolution néolithique, Le Pommier/Cité des sciences et de l’industrie, 2008 ; dernier ouvrage paru : On a retrouvé l’histoire de France. Comment l’archéologie raconte notre passé, Robert Laffont, 2012.

Christian Grataloup : Directeur de l’école doctorale de Géographie de Paris, il enseigne à l’université Paris-7-Denis-Diderot. Spécialiste de géohistoire, il a été l’un des fondateurs de la revue EspacesTemps. Il a publié notamment Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde, Armand Colin, 2007, rééd. 2010 ; L’Invention des continents, Larousse, 2009 ; Faut-il penser autrement l’histoire du monde ?, Armand Colin, 2011 ; et dirigé le n° 8084 de La Documentation photographique, « Représenter le monde », novembre-décembre 2011.

Philippe Beaujard : Anthropologue et historien, directeur de recherche émérite CNRS, Membre de l’équipe de Paris du CEMAf (Centre d’études des mondes africains), il est l’auteur notamment de Les Mondes de l’océan Indien, 2 volumes, Armand Colin., 2012 ; et il a codirigé, avec Laurent Berger et Philippe Norel, Histoire globale, mondialisations et capitalisme, La Découverte, 2009.