Votations du 18 mai 2014 #2 | Le salaire décent, une utopie libérale

Voilà un avis intéressant proposant une pondération des “pour” et des “contre” le salaire minimum en Suisse qui ouvre plusieurs pistes de réflexions! Mais, du coup, moi aussi, je me retrouve sacrément partagée! Allez, encore un petit coup, pour me faire pencher d’un côté plutôt que de l’autre!

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Fil académique #1 | La revue europeenne des medias

A voir sur Scoop.itEpistemology | Epistémologie 2.1.

Paraissant chaque trimestre, LA REVUE EUROPENNE des médias est éditée par l’Institut de recherche et d’études sur la communication (IREC), dirigé par Francis Balle, professeur à l’Université Paris 2. Continue reading

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Au fil de mes lectures #16 | Réponse du berger franco-suisse à la bergère française

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Vue sur la rive française du Lac Léman depuis les hauts de Nyon, en Suisse, prise en juillet 2008. © 2013 Ariane Beldi.

Voici une analyse sans concession de la manière dont la France tend à se cacher derrière une exception culturelle qui ferait que ce qui fonctionne ailleurs n’est intrinsèquement pas adapté à sa destinée extraordinaire. On retrouve cette conviction d’exception de droite à gauche, et sous diverses formes. Cette tribune de François Hauter, journaliste au Figaro, m’évoque ainsi notamment les propos d’Emmanuel Todd qui semble avoir transformé sa longue réflexion anthropologique sur les modèles familiaux de base en une justification savante du refus des Français de regarder un peu autours d’eux et de s’adapter au monde. Ainsi, selon lui, les méthodes en œuvre en Allemagne, en Angleterre ou ailleurs dans le monde anglo-saxon et germanique ne saurait être importées en France, pas même sous une forme adaptée, parce que les modèles familiaux caractérisant ces sociétés seraient trop éloignés. Bien sûr, ceux-ci n’évoluent pas et semblent figés à jamais, donc, tout emprunt à ces populations serait de toute manière vouée à l’échec. C’est ainsi que nombre de Français ne voient chez les autres, quand ils se décident à les considérer, que ce qui ne marche pas, ce qui leur permet de rejeter d’une main dédaigneuse les réformes déjà réalisées par leurs voisins et qui s’avéreraient pourtant essentielles pour la France, au prétexte qu’elles ne permettent pas d’atteindre la perfection. Ce qui fait conclure à l’auteur de cette tribune la chose suivante: Continue reading

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Au fil de mes lectures #14 | En mémoire de Tony Judt (1948-2010)

Peu de temps avant sa mort, Tony Judt proposait cette réflexion sur la manière de penser le rôle de l’état face à l’abondance matérielle qui rend les inégalités d’accès d’autant plus insupportables. Mais, il nous met en garde contre les professions de foi idéologique, nous encourageant à nous inscrire dans un temps historique long. Le Courrier International publiait en septembre 2010 quelques extraits de ce travail sur la sociale-démocratie et les inégalités. J’en ai particulièrement retenu ce petit passage ci-dessous, qui, je le pense, nous encourage particulièrement à inspecter de près nos certitudes et nos croyances sur la question de la liberté et de l’efficacité étatique.

Nous devons apprendre à repenser l’Etat. Comment, face à un mythe puissant, négatif, redéfinir et décrire son rôle ? Pour commencer, nous devons reconnaître, plus que la gauche n’a été prête à le concéder, le vrai tort qu’ont causé – et que pourraient encore causer – des souverains tout-puissants. Cela soulève deux questions préoccupantes.

La première est celle de la coercition. La liberté politique ne consiste pas à être abandonné par l’Etat : aucune administration étatique moderne ne peut négliger entièrement ses citoyens. La liberté consiste plutôt à conserver notre droit d’être en désaccord avec les objectifs de l’Etat et d’exprimer nos objections et nos aspirations sans crainte de représailles. C’est plus compliqué que ça n’en a l’air : même les Etats les mieux intentionnés n’apprécient pas forcément que des entreprises, des communautés ou des individus aillent à l’encontre des désirs de la majorité. L’efficacité ne devrait pas être invoquée pour justifier des inégalités criantes ; elle ne devrait pas non plus être mise en avant pour étouffer les opinions divergentes au nom de la justice sociale. Mieux vaut être libre que de vivre dans un Etat efficace, de quelque couleur politique qu’il soit, si son efficacité est à ce prix. La deuxième objection que l’on oppose à l’idée de l’intervention de l’Etat, c’est que le pouvoir peut se tromper. Le sociologue américain James Scott a écrit avec sagesse sur les avantages de ce qu’il appelle la “connaissance locale”. Plus une société est bigarrée et complexe, plus on court le risque que ceux qui se trouvent à son sommet ignorent les réalités de ceux d’en bas.

>> La social-démocratie comme dernier rempart | Courrier international.

Conférence | Les racines du monde global | Les rendez-vous de l’histoire

LES RACINES DU MONDE GLOBAL – Les rendez vous de l’histoire.

Depuis une décennie, l’histoire globale pousse les chercheurs à réviser leur approche des phénomènes mondiaux : nos regards sur la mondialisation, l’histoire de France ou les échanges entre civilisations en sort transformé.

Laurent Testot : Journaliste à Sciences Humaines, il a dirigé plusieurs dossiers consacrés à cette nouvelle discipline qu’est l’histoire globale et coordonné, avec Philippe Norel, Une histoire du monde global, Éd. Sciences Humaines, 2012 ; Histoire Globale, un autre regard sur le monde, Éd. Sciences Humaines, 2008.

Philippe Norel : Économiste, enseignant-chercheur à l’Université de Poitiers et chargé de cours à Sciences-Po, il est l’auteur de L’Histoire économique globale, Seuil, 2009, et de L’Invention du marché. Une histoire économique de la mondialisation, Seuil, 2004. Il a coordonné, avec Philippe Beaujard et Laurent Berger, Histoire globale, mondialisations et capitalisme, La Découverte, 2009 et, avec Laurent Testot, Une histoire du monde global, Éd. Sciences Humaines, 2012 .

Jean-Paul Demoule : Archéologue, ancien président de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), professeur de protohistoire européenne à l’université Paris-I et membre de l’Institut universitaire de France, il plaide pour une approche comparée des sociétés de la préhistoire mondiale. Il a notamment dirigé La Révolution néolithique dans le monde, CNRS Éd., 2010, et publié Les Origines de la révolution néolithique, Le Pommier/Cité des sciences et de l’industrie, 2008 ; dernier ouvrage paru : On a retrouvé l’histoire de France. Comment l’archéologie raconte notre passé, Robert Laffont, 2012.

Christian Grataloup : Directeur de l’école doctorale de Géographie de Paris, il enseigne à l’université Paris-7-Denis-Diderot. Spécialiste de géohistoire, il a été l’un des fondateurs de la revue EspacesTemps. Il a publié notamment Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde, Armand Colin, 2007, rééd. 2010 ; L’Invention des continents, Larousse, 2009 ; Faut-il penser autrement l’histoire du monde ?, Armand Colin, 2011 ; et dirigé le n° 8084 de La Documentation photographique, « Représenter le monde », novembre-décembre 2011.

Philippe Beaujard : Anthropologue et historien, directeur de recherche émérite CNRS, Membre de l’équipe de Paris du CEMAf (Centre d’études des mondes africains), il est l’auteur notamment de Les Mondes de l’océan Indien, 2 volumes, Armand Colin., 2012 ; et il a codirigé, avec Laurent Berger et Philippe Norel, Histoire globale, mondialisations et capitalisme, La Découverte, 2009.