Votations du 18 mai 2014 #3 | Sécuritésécuritésécuritésécuritésécuritésécuritésécuritésécuritésécuritésec…

Je suppose qu’il faut être un journaliste confirmé pour pouvoir s’exprimer ainsi sans crainte des foudres de la part de tous ceux qui n’acceptent autrement de langage fleuri sous aucune circonstance! Mais, je suis contente qu’il y en ait un qui ait décidé de le faire et que je peux reblogguer facilement, parce que c’est vraiment ainsi que j’ai perçu la “non-campagne” et efforts d'”information à la population” d’Ueli Maurer!

Béquilles

211680433_zoom945 Je voterai non au Gripen parce que le chef du département de la Défense, Ueli Maurer, n’a pas été capable à ce jour de nous expliquer dans quelle organisation intelligible de l’armée s’inscrit cet achat qui, en soi, ne me fait ni chaud ni froid.

Je voterai non au Gripen parce que le lavage de cerveau auquel nous sommes soumis depuis des semaines a dépassé les limites de la décence. J’avais cru entendre, surtout de la part de l’UDC, parti de M. Maurer, que le Conseil fédéral n’avait pas à se mêler des campagnes politiques et devait laisser le citoyen se faire une idée tout seul, comme un grand. Restriction avec laquelle je suis d’ailleurs en partiel désaccord, car je pense que le gouvernement a parfaitement le droit de défendre ses dossiers. Mais là, il ne défend plus un point de vue, il matraque. C’est la mobilisation générale, le doigt sur la…

View original post 516 more words

Votations du 18 mai 2014 #2 | Le salaire décent, une utopie libérale

Voilà un avis intéressant proposant une pondération des “pour” et des “contre” le salaire minimum en Suisse qui ouvre plusieurs pistes de réflexions! Mais, du coup, moi aussi, je me retrouve sacrément partagée! Allez, encore un petit coup, pour me faire pencher d’un côté plutôt que de l’autre!

Béquilles

De tous les sujets de votation soumis au peuple suisse le 18 mai, le salaire minimum est celui qui soulève les enjeux les plus importants, et celui sur lequel il m’est le plus difficile de me faire une opinion – je veux dire une opinion dépassant les slogans de la campagne. Pourtant j’ai écrit des portraits de personnes gagnant moins de 4000 francs par mois, suivi un séminaire organisé par Unia, lu une étude (syndicale) sur les coûts que provoquerait une telle mesure, entendu les contre-arguments d’un Jean-François Rime, glâné autour de moi plus de scepticisme que d’enthousiasme sur l’idée d’un salaire minimum. J’hésite encore.

Dans ces cas-là, j’essaie de puiser dans mes convictions profondes plutôt que de me fier aux épouvantails agités de part et d’autre. Les milieux patronaux nous annoncent, comme toujours en pareil cas, Armageddon pour l’économie suisse si l’initiative passe. Pour ajouter une touche humaine à leur argument, ils…

View original post 3,188 more words

Votations du 18 mai 2014 #1 | Refuser l’initiative de la Marche Blanche ne signifie pas protéger les pédophiles

Je viens de recevoir le matériel de vote pour le 18 mai 2014 et je découvre donc le texte de l’initiative populaire de la Marche Blanche intitulée “Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants. Et là, je dois dire que j’ai été assez surprise. En effet, celui-ci couvre un spectre de situations d’agressions bien plus large que ne le laissent entendre les discours de ses partisans diffusés un peu partout depuis quelques semaines. Initiants comme opposants, d’ailleurs, n’arrêtent pas de s’étriper sur la question de la potentielle disproportion d’une mesure visant à interdire définitivement à des pédophiles condamnés pour délits sexuels d’exercer une activité bénévole ou professionnelle en contact avec des enfants, tout en oubliant royalement que 1) le texte de l’initiative ne parle jamais de pédophile ou de pédophilie, et 2) qu’ en plus des “enfants”, il évoque aussi une catégorie on ne peut plus floue de victimes potentielles ou avérées: les personnes incapables de résistance ou de discernement et les personnes dépendantes. Si, comme on le verra, le texte de l’initiative se caractérise déjà par une grande imprécision dans sa formulation, la communication de son comité, elle, comprend de nombreuses ambiguïtés et confusions, notamment entre pédophile et pédocriminel, sur lesquelles jouent ceux qui soutiennent ce projet constitutionnel. Enfin, même si je ne suis pas docteur en droit (seulement en média et communication), je peux malgré tout très bien voir ce qu’il y a de problématique à proposer au peuple de se substituer au juge, comme le veut ce texte.

Continue reading

Votations du 9 février 2014 #1-2 | Vérification des allégations des opposants à l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”

Affiche de la campagne des opposants à l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée".

Affiche de la campagne des opposants à l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”.

Après avoir traité des allégations des auteurs de l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”, il est temps de passer celles de leurs opposants à la loupe de la vérification. De manière générale, le constat est beaucoup plus positif que pour les propos des initiants, qui la plupart du temps restent très factuels, mais il y a quand même quelques affirmations qui posent problèmes, soit parce qu’elles sont inexactes ou parce que les relations de cause à effet proclamées ne sont pas si évidentes que cela, soit parce qu’elles confondent des vœux pieux avec des états de fait. Néanmoins, les opposants ont au moins l’avantage de ne pas surinterpréter des études scientifiques ou des statistiques.

N.B.: Les parties en gras dans les textes cités de l’argumentaire des opposant reprennent la mise en exergue originale.

Continue reading

Votations du 9 février 2014 #1-1 | Vérification des allégations des auteurs de l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”

Affiche de campagne pour l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée"

Affiche de campagne pour l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Comme annoncé dans mon billet précédent au sujet de l’initiative “Financer l’avortement est une affaire privée”, voici le résultat de ma vérification des allégations avancées par les initiants d’une part et par leurs opposants d’autres parts. Je suis tentée de présenter d’abord les résultats concernant les propos des adversaires de l’initiative, mais comme j’ai décidé de suivre l’ordre d’enchaînement des événements, je pense qu’il est plus logique que je commence avec les arguments des initiants.

Et il faut le dire, ce n’est pas vraiment brillant. Si on ne peut parler de mensonges éhontés, on a pas mal d’affirmations complètement gratuites ou alors accompagnées de vagues références généralement incomplètes, ce qui fait que l’on a du mal à remonter jusqu’aux sources. Je me suis rendue compte qu’une partie de leur argumentaire consiste en copiés-collés bâclés de textes publiés dans leur magazine de campagne, édité depuis 2011, ce qui fait que l’on a des renvois numérotés ou textuels qui flottent dans le vide.  Les initiants semblent aussi faire de nombreuses confusions qu’ils ne paraissent pas particulièrement pressés de clarifier, notamment dans leur usage de sources scientifiques. De toute évidence, ils ont besoin d’argument d’autorité. Le problème, c’est que tout ce qui sort de la bouche d’un scientifique n’est pas forcément scientifique.

N.B.: Les textes en gras dans les citations des arguments sont ceux des initiants.

Continue reading