Journées doctorales de la Société française des Sciences de l’Information et de la Communication 30-31 mai 2013

Call_For_EntriesLa Société française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC) annonce l’ouverture de la période de dépôt de propositions de présentations pour ses journées doctorales, qui commence aujourd’hui et se terminera le 28 février 2013. Les journées doctorales, elles-mêmes, auront lieu Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris, CITS – 16DP30 – 292, rue Saint Martin – 75141 Paris Cedex 03, les 30 et 31 mai 2013.

Je ne peux que recommander aux doctorant(e)s en médias et communication de 2ème année (et oui, il faut avoir eu le temps de produire quelque-chose!) de tenter leur chance, même si l’idée de s’exposer publiquement avec son début de thèse peut se révéler un brin intimidante, voir angoissante. Mais, outre que cela permet au/à la thésarde de sortir de sa cellule de moine/nonne et de socialiser un peu avec ses pairs, c’est aussi une excellente occasion de partager son travail avec d’autres bagnard(e)s du doctorat et de se confronter au regard de chercheurs/euses plus expérimenté(e)s, qui, pour la plupart, se feront un plaisir de donner de bons conseils. Donc…

…à vos claviers!

La proposition ne doit pas dépasser 800 mots, être visée par le directeur de thèse et couvrir deux aspects-clé d’une recherche: son inscription dans une tendance théorique plus large et une réflexion sur la méthodologie utilisée. En d’autres termes, il s’agit pour le/la doctorant(e) de prendre une certaine distance par rapport à son sujet, afin de pouvoir montrer en quoi il se rattache à d’autres écoles (ou s’en dissocie) et ce qu’il apporte de nouveau au corpus de connaissances déjà accumulés. C’est donc le moment pour lui/elle de se poser l’angoissante question de sa réelle maîtrise de son sujet, des références académiques à son domaine et donc des travaux qui ont précédé le sien et sur lequel il se base partiellement. Ce genre d’exercice permet aussi  de faire le point sur ses propres travaux et de s’obliger à les synthétiser dans une présentation qui ne devra pas dépasser 20 minutes, chrono en main! Il n’y a pas de sujets ou de thèmes pré-définis. Comme le dit l’annonce, à charge pour le doctorant de montrer en quoi son approche s’inscrit bien dans le champ scientifique des SIC.

Le processus d’évaluation des propositions se fera selon les règles de l’art, soit de manière anonyme, en double-aveugle par le comité scientifique et les futurs sacrifiés seront avertis d’ici au 15 mars 2013.  Ils devront rendre le texte définitif de leur contribution au 1er mai 2013.

Lisez bien les instructions données par le comité scientifique, dans la mesure où  il semble assez clair que seules les propositions les respectant seront retenues!

Bonus:

Couverture du numéro de la RFSICJ’en profite pour recommander un petit tour sur le site de la nouvelle revue académique de la SFSIC, qui propose des articles en accès libre sur la plateforme OpenEdition. Le numéro 2 vient de paraître et porte sur La communication et la diversité culturelle.

Conference | GigaNet 7th Annual Symposium Baku

The Global Internet Governance Academic Network (GigaNet) will hold the Seventh GigaNet Annual Symposium, on 5 November 2012, one day before the United Nations Internet Governance Forum (IGF) in Baku, Azerbaijan.

Since 2006, GigaNet has organized an Annual Symposium to showcase research about Internet Governance, focusing on an interdisciplinary approach. As in previous years, this year’s symposium will provide room to discuss current and future questions as well as the challenges encountered and results achieved in Global Internet Governance.

If you prefer to register via email, please write to jpohle@vub.ac.be.

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Sur un fil de la toile #1-3 | Au musée romain de Nyon avec Alix: La bande dessinée et la reconstitution archéologique

Ce vendredi 8 juin 2012, dès 18h30, sera inauguré une exposition au Musée Romain de Nyon, en Suisse (pour la localisation précise, voir la carte ici), qui devrait particulièrement intéresser les amateurs de bandes dessinées, notamment, d’Alix et de son “père”, Jacques Martin. Intitulée “archéoAlix: L’antiquité imag(in)ée par Jacques Martin“, elle propose une autre manière d’aborder l’antiquité gréco-romaine, au-travers d’une oeuvre hybride, entre fiction, imagination et données historiques et archéologiques.  En effet, les aventures du héros gallo-romain et de son jeune compagnon égyptien, Enak,  se fondent toutes sur une recherche attentive, rigoureuse et approfondie du contexte historico-archéologique dans lequel son auteur le fait évoluer. Il a un tel soucis du détail architectural, culinaire, vestimentaire et esthétique, que cela lui a été reproché par une partie du publique lorsque le résultat s’éloignait trop de l’image communément relayée par le cinéma (notamment de peplum) et un imaginaire populaire plongeant ses racines dans les représentations de l’antiquité entre le 16ème et le 19ème siècle (comme il le raconte dans son ouvrage “Avec Alix”, paru en 1987 et ré-édité en 2002 dans une version augmentée). Selon le prospectus du musée, cette exposition comporte notamment des planches originales, des dessins et des films d’entretien avec Jacques Martin, qui nous a malheureusement quitté l’année dernière, après une longue maladie. Cependant, son oeuvre lui survit, non seulement grâce à un public en partie renouvelé, mais aussi parce que d’autres auteurs ont pris le relais.

L’exposition temporaire sera ouverte du 9 juin 2012 au 15 avril 2013. Voici une photo de StreetView pour mieux identifier l’endroit

Aside

Sur un fil de la toile #4: Journalisme visuel: une évolution du journalisme ou juste un outil de marketing?

Je viens de lire l’article du blog “Ecrans” à propos du premier jour du News World Summit (NEWS), intitulé Trois jours de rédactions en émulsion, qui met particulièrement en avant le concept de journalisme visuel. Celui-ci est décrit par un jeune journaliste, Chiqui Esteban, responsable des « nouveaux récits » pour le pure player espagnol Lainformacion, comme le fait d’«essayer de démontrer des choses, de présenter des données de manière graphique». Présenté comme une évolution du métier du journaliste, lequel devrait désormais être systématiquement accompagné d’un programmeur, voir le devenir lui-même, je dois avouer que j’ai plutôt l’impression qu’il s’agit là d’une manière de se distinguer d’un point de vue marketing. En effet, comme le dit le même journaliste: « Six ou sept des articles les plus lus du site contiennent des graphiques. » Même s’il ne s’agit pas de faire simplement joli, mais d’apporter une information, il n’en reste pas moins que le désire d’attirer l’oeil du lecteur semble constituer la principale logique sous-jacente qui motive cette décision de visualiser les données, soit de les présenter sous forme schématique plutôt que verbale (écrit ou oral). Avec le risque de tomber dans une généralisation et une simplification abusive de l’actualité. Continue reading

Village Manga – Salon du livre et de la presse de Genève

Village Manga et cosplay organisés par Yume et Omusubi

Du 22 au 26 avril 2009, le Salon du livre et de la presse de Genève accueille pour la première fois un Village Manga, organisé par les associations Yume et Omusubi.

Il y avait certes eu le Japan Manga Festival, en 2007, mais celui-ci avait été organisé en annexe de l’événement principal et il fallait payer une entrée supplémentaire pour y avoir accès. Par ailleurs, le JMF constituait plus une convention typique pour fans avertis qu’un festival ouvert au grand public, constitué en grande partie de néophytes complets.  Cette année, il a été décidé de s’y prendre autrement et de mettre en oeuvre une approche un peu plus didactique, afin d’éviter d’effrayer les parents des amateurs des univers mangas et de faciliter l’entrée dans cette forme spécifique de culture populaire japonaise. Ainsi, le Village Manga proposera diverses activités et animations, destinées aussi bien aux connaisseurs qu’au non-initiés.  Pour les premiers, les organisateurs proposent l’incontournable cosplay, une exposition de figurines,  des goodies importés directement du Japon et naturellement des stands de vente de mangas. Pour les seconds, une petite exposition sur l’histoire du manga aidera à comprendre d’où vient cette industrie et où elle va.  Celle-ci incluera des panneaux illustrés ainsi que des objets rares, notamment des magazines mangas des années 30. Pour tous,  une discussion avec des dessinateurs-illustrateurs amateurs ainsi que des professionnels de l’édition et de la vente se tiendra dimanche après-midi.

Naturellement, les membres des association Yume et Omusubi se tiendront à la disposition des visiteurs pour les informer et les orienter dans le Village Manga.