Status

L’ombre de la guillotine : Débat sur la peine de mort

Voici une argumentation apaisée et logique contre la peine de mort qui reprend point par point plusieurs considérations des partisans de la restauration de cette punition dans notre système judiciaire. Je recommande donc vivement la lecture de billet de blog bien écrit et plutôt bref.

ISEGORIE

Les sirènes de l’émotion

Plus de soixante ans après l’abolition de la peine de mort en Suisse, le débat revient sur le devant de la scène. Suite à la vague d’indignation, de tristesse et de colère suscitée par les meurtres successifs de Marie et d’Adeline, toutes deux victimes de récidivistes mal encadrés par les autorités pénales et carcérales, l’émotion semble avoir submergé l’opinion publique. En effet, face au spectacle médiatisé de ces familles en deuil, les prises de position pour une réintroduction du meurtre légal ne sont plus rares, comme le montrent les innombrables statuts et commentaires que tout un chacun a pu lire sur internet, les près de 20’000 soutiens à la page Facebook éponyme, ou encore la conviction affichée de Jean-Luc Addor, politicien valaisan UDC, qui déclare envisager le lancement d’une initiative populaire. Tâchons ici de laisser un instant de côté l’horreur de ces crimes et l’émotion qu’ils…

View original post 1,265 more words

Advertisement
Link

Au fil de mes lectures #17 | Peut-on censurer au nom des faits et de la rigueur intellectuelle?

Science_Set_TransLe blog Passeur de Science, sur la plateforme du Monde, propose un billet abordant un problème lancinant pour tous les blogueurs rencontrant un minimum d’écho ou même tout profil un tant soi peu populaire sur les réseaux sociaux: la tolérance d’opinions fondées sur la mauvaise foi, la manipulation, voire le mensonge, est-elle contre-productive et mène-t-elle au triomphe des idées fausses? Dit autrement, doit-on tolérer les “trolls” et leurs pseudo-anticonformisme ou bien faut-il les censurer? Ou encore, est-il utile de passer un temps fou à rectifier leurs propos pour éviter de laisser des propagandes souvent mensongères sans réponse? Si Pierre Barthélémy inscrit sa réflexion dans le cadre stricte de publications scientifiques pour le grand public, la même question peut effectivement se poser à tout un chacun qui essaie de diffuser des analyses rigoureuses et honnêtes, basées sur des données factuelles, avérées et vérifiables.

Link

Au fil de mes lectures #16 | Réponse du berger franco-suisse à la bergère française

VueSurLaFrance_Nyon_Juillet08

Vue sur la rive française du Lac Léman depuis les hauts de Nyon, en Suisse, prise en juillet 2008. © 2013 Ariane Beldi.

Voici une analyse sans concession de la manière dont la France tend à se cacher derrière une exception culturelle qui ferait que ce qui fonctionne ailleurs n’est intrinsèquement pas adapté à sa destinée extraordinaire. On retrouve cette conviction d’exception de droite à gauche, et sous diverses formes. Cette tribune de François Hauter, journaliste au Figaro, m’évoque ainsi notamment les propos d’Emmanuel Todd qui semble avoir transformé sa longue réflexion anthropologique sur les modèles familiaux de base en une justification savante du refus des Français de regarder un peu autours d’eux et de s’adapter au monde. Ainsi, selon lui, les méthodes en œuvre en Allemagne, en Angleterre ou ailleurs dans le monde anglo-saxon et germanique ne saurait être importées en France, pas même sous une forme adaptée, parce que les modèles familiaux caractérisant ces sociétés seraient trop éloignés. Bien sûr, ceux-ci n’évoluent pas et semblent figés à jamais, donc, tout emprunt à ces populations serait de toute manière vouée à l’échec. C’est ainsi que nombre de Français ne voient chez les autres, quand ils se décident à les considérer, que ce qui ne marche pas, ce qui leur permet de rejeter d’une main dédaigneuse les réformes déjà réalisées par leurs voisins et qui s’avéreraient pourtant essentielles pour la France, au prétexte qu’elles ne permettent pas d’atteindre la perfection. Ce qui fait conclure à l’auteur de cette tribune la chose suivante: Continue reading

Au fil de mes lectures #15 | La culture geek sous la loupe académique d’un aca-geek

CultureGeek_MarquePage_arrondiJe viens à peine de commencer à le lire et j’en suis déjà à la page 50, soit un peu plus du quart de l’ouvrage! Autant dire que Culture Geek se boit comme du petit lait! On croirait à peine que ce texte a été tiré d’une thèse, tellement il est clair et agréable à lire! Or, il est difficile d’aborder de manière scientifique un thème comme la culture geek sans risquer de sombrer assez vite dans un vocabulaire jargonneux visant à rendre compte de la complexité du sujet. David Peyron y arrive pourtant très bien!

[← oui, j’ai aussi un petit côté «geek/otaku» et je collectionne des marques-pages «kawai» à utiliser pour mes lectures…ainsi que de drôles de petites mascottes  que l’on m’a offertes!]

Continue reading

Quote

Sur un fil de la toile #10-19 | Mise au point sur le principe de précaution

Le principe de précaution, tel qu’il est énoncé par la Déclaration de Rio ou par la loi Barnier, se veut un principe d’action : l’absence de certitude scientifique, concernant un risque possiblement irréversible, ne doit pas nous dispenser de prendre « des mesures effectives », c’est-à-dire d’agir. Mais il fonctionne plutôt, en pratique, comme un principe d’inhibition, qu’on pourrait formuler à peu près ainsi : « Dans le doute, abstiens-toi. » Comme il y a toujours un doute (le risque zéro n’existe pas), il pousse certains à vouloir s’abstenir toujours, donc à ne rien faire. C’est opter pour la peur plutôt que pour la prudence. Et augmenter les risques, bien souvent, au lieu de les réduire. Toute action est risquée. Mais l’inaction presque toujours, l’est davantage.

Excellente mise au point par André Comte-Sponville sur la question du “principe de précaution“, de plus en plus invoqué à tort et à travers pour justifier le refus du progrès technique (et même pas forcément scientifique).

via La gauche est gagnée par un conservatisme de principe – Afis – Association française pour l’information scientifique.

9340

Illustration par l’absurde de l’éventuelle conséquence de la fréquente mauvaise interprétation du principe de précaution.