Fil académique #6 | À 97 ans, il peint des toiles avec Windows 95

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Quand le rythme effréné des innovations technologiques condamnent la plupart d’entre nous à courir après le dernier gadget, un homme presque centenaire fait un pied de nez à l’obsolescence programmée en ressuscitant ce qui a sans doute été le…

Commentaire d’Ariane Beldi:

Voici un pied de nez touchant et malicieux à l’obsession actuelle de la nouveauté qui génère une course perpétuelle pour l’obtention du dernier modèle en date de la “révolution” technologique la plus récente (et qui sera dépassée par la suivante dans 6 mois)!

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Sur un fil de la toile #6-5 | Les mécanismes de la diffusion de l’irrationnel dans le grand public

See on Scoop.itEpistemology | Epistémologie 2.1.

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l’université Paris-Diderot. Auteur de plusieurs ouvrages, dont La Démocratie des crédules (Ed. PUF, 360 pp., 19 €.), il développe une réflexion sur les mécanismes sociologiques et intellectuels qui, selon lui, biaisent les délibérations collectives mêlant citoyens, élus et scientifiques sur l’usage des technologies. Voici une interview publié dans Libération et en fin de note une de ses interventions sur France Culture.

Commentaire d’Ariane Beldi:

Dans cet entretien, le sociologue Gérald Bronner résume une partie de sa recherche sur les mécanismes socio-culturels d’appréhension de la science et des technologies par les citoyens dans un contexte de méfiance accrue vis-à-vis de tout risque potentiel. Il souligne tout particulièrement deux problématiques qui déterminent en grande partie l’orientation actuelle des débats publics sur les (dés)avantages du progrès moderne:

– D’une part, nos concitoyens évoluent dans une société qui n’a jamais été aussi sûre depuis des siècles, ce qui semble paradoxalement les rendre particulièrement sensible à la perspective du moindre danger. L’exigence de sécurité est telle que l’on en vient à exiger l’activation d’office du principe de précaution dès lors que les scientifiques ne sont pas capables de garantir qu’il n’y aura aucun risque avec une nouvelle manière de faire les choses. Or, comme il est impossible à tout scientifique honnête d’offrir une telle garantie, les représentants de l’état préfèrent souvent mettre un terme à des recherches et des développement technologiques qui semblent inquiéter les citoyens. Ou alors, mettre des balises de sécurité si strictes qu’elles en viennent à handicaper fortement l’activité économique qui s’est développée autours d’un ensemble de technologie. Les difficultés croissantes que rencontrent les opérateurs de téléphonie mobile à placer des antennes relais là où elles sont nécessaires, parce que les riverains s’y opposent avec l’aide d’élus qui peuvent empêcher l’installation de ces dispositifs.

– D’autre part, la gigantesque progression des connaissances scientifiques fait qu’il n’est plus possible pour qui que ce soit, même de très bien éduqué et formé, d’avoir même une vsion superficielle de l’ensemble des savoirs du moment, comme ça l’était pour des intellectuels polyvalents des 18ème et 19ème siècles. Comme l’explique bien Gérald Bronner, la plupart des scientifiques sont spécialisés dans un domaine restreint et ne peuvent prétendre, s’ils sont honnêtes, s’exprimer avec le même degré de certitude et d’expertise, sur d’autres domaines, même voisins. Ainsi, un géochimiste peut difficilement remettre en cause un physicien. Et celui-ci aura tout aussi peu de légitimité scientifique à discourir sur les questions de transgenèse (donc d’OGM), même s’il s’est un peu renseigné sur la question. Il en découle qu’il est naturellement encore plus compliqué pour un citoyen qui n’a aucune formation en science (au-delà de ce qu’il a appris à l’école) de se faire une opinion avisée sur des sujets relevant de la science ou de l’ingénierie. C’est pourquoi, lorsqu’il est sollicité d’une manière ou d’une autre pour exprimer un avis sur telle ou telle avancée scientifique/technologique et à participer à une prise de décision démocratique la concernant, il a alors tendance à se raccrocher à des opinions préformées (et parfois préformattées) ou, s’il n’en a pas, à s’orienter en fonction de ce qui lui apparaît comme des évidences et qui sont souvent simplement des idées reçues ressassées sous une forme légèrement différente. Ainsi, parmi les citoyens refusant les OGM, bien peu seraient capables de décrire vaguement ce que l’on entend par cet acronyme, mais ils ont intégré que la génétique était la base du vivant et que toucher à celle-ci constituerait une forme d’intervention humaine dans le fonctionnement de la nature, allant potentiellement contre ses “lois”, perçue comme établie une fois pour toute et donc immuable.

Il y a donc une réflexion importante à mener sur ces deux problématiques afin de trouver des moyens de détendre, en quelque sorte, les relations entre scientifiques et non-scientifiques et entre science et institutions démocratiques (incluant les espaces de débats publics). Certains, dans les commentaires à ce billet de blog, reprochent au sociologue de ne considérer les conséquences de cette méfiance que sous l’angle économique, comme si l’économie n’était qu’un élément accessoire de la vie en société, voir une tare matérialiste de celle-ci. Pourtant, ce rejet absolu de ce qui est “matériel”, c’est-à-dire, non seulement d’une forme d’avidité pour les biens physiques de ce monde, mais aussi de sa réalité, n’est en lui-même qu’une illusion idéologique extrémiste pas particulièrement raisonnable, ni saine.

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Simplement correct #4-3 | Elle court, elle court et enfle…la rumeur

Web_PecheNon contents de continuer de relayer des rumeurs pourtant démenties depuis 36 heures, voilà que les Observateurs décident d’en rajouter une grosse couche en recopiant mot à mot un billet publié par Nouvelles de France (NdF) basé….sur des témoignages d’anonymes relayés par d’autres anonymes sur un forum d’extrême-droite. Certes, le titre se présente sous la forme d’une interrogation, mais comme les Observateurs ne les questionnent en rien, ils laissent entendre que l’on peut considérer ces témoignages comme crédibles sans trop de risque de se tromper. En effet, un média d’information digne de ce nom ne reprend pas, à priori, des propos dénués de toute crédibilité, surtout s’il n’a pas pu les vérifier avec une certitude absolue. Cela fait partie du contrat non-écrit entre un éditeur médiatique et ses lecteurs. Continue reading

Gérald Bronner – La démocratie des crédules (2013) ♥♥♥♥♥

Ajoutez votre grain de sel personnel… (facultatif)

ALIÉNISTE & ROCKOLOGUE

Un demi-siècle après la fameuse citation de Churchill (Democracy is the worst form of Government except all those other forms that have been tried from time to time), la démocratie n’est toujours qu’une “moins mauvaise” solution. Avec le recul dont nous disposons, nous sommes en mesure de relativiser certaines de ses promesses, notamment celle de l’évolution vers la sagesse collective, et d’en cerner les risques. Certains progrès indéniables favorisés par la démocratie, comme l’augmentation du niveau d’étude et la libre circulation de l’information, pourraient bien la faire dériver vers une véritable dictature de la croyance populaire.

Les mécanismes de ce phénomène sont brillamment exposés par Gérald Bronner dans ce qui constitue un véritable essai d’utilité publique. Le lecteur y (re)découvrira à quel point la massification de l’information, notamment sur internet, peut favoriser l’avarice mentale et la crédulité, à quel point les croyances y prennent le pas…

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Simplement correct #4-2 | Des charognards? Vraiment?

vulture_dead_end_51928[Billet court – Temps de lecture: environs 5-6 minutes]

[Voir Edit du 15 juillet 2013 à la fin]

Comme je l’ai déjà remarqué à plusieurs reprises dans mes billets, ce n’est pas la déontologie journalistique, ni même les scrupules moraux qui risquent d’étouffer la rédaction du blog d’opinion Les Observateurs.ch. On peut dire que cette dernière avait déjà crevé plusieurs niveaux du sub-zéro journalistique lorsqu’elle reprenait un chiffon d’insultes toutes plus grossières les unes que les autres à l’égard des FEMEN, laissait attribuer à des intervenants médiatiques des propos qu’ils n’ont jamais tenus et qui relèvent apparemment de l’illusion auditive, ou encore en proposant en accroche sur la page principale du blog une affirmation pourtant complètement démentie dans le billet. Là, elle s’enfonce un peu plus en nous relayant une actualité….que pratiquement tous les acteurs impliqués démentent depuis 36 heures! Et oui, il semblerait que le médiatiquement incorrect, c’est-à-dire inexacte, voir erroné, des Observateurs.ch, ne soit pas sur le point de s’essoufler.

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