Simplement correct #2-2 | La puissance des faibles militants anti-OGM

Farmer_Guy_transIl paraît qu’aujourd’hui a été décrétée “Journée mondiale de mobilisation contre Monsanto“! Encore une “Journée mondiale” de plus! Entre fêtes religieuses ou syndicales, commémorations en tous genres et dates militantes dans tous les domaines possibles et imaginables, le calendrier sera bientôt tellement encombré qu’on aura l’impression de se retrouver constamment dans un embouteillage intellectuel et mémoriel! Et c’est évidemment Corinne Lepage, l’une des figures de proue européennes du combat contre Monsanto, l’épouvantail préféré des anti-OGM, qui inaugure cette journée par une tribune dans le HuffPost. Le militantisme prenant le pas sur la recherche des faits et de la précision, ses propos sont bourrés d’allégations infondées et de contradictions intrinsèques, la plus grosse étant de présenter la multinationale comme un lobby surpuissant qui en serait arrivé à leur [les Etats] impose[r] la loi….

…A tel point que les OGM sont pratiquement complètement absents de l’agriculture du vieux continent et ne se retrouvent que dans certains aliments pour animaux ou composants d’aliments pré-préparés! Mais cela ne suffit pas à rassurer les lobbies anti-OGM. Il leur faut donc faire le maximum pour tout verrouiller, en contournant autant que possible des arguments scientifiques qui sont malgré tout de plus en plus difficilement manipulables.

Et elle ne croit pas si bien dire quand elle déclare:

Le poids des lobbys à l’échelle de la planète, et bien évidemment à l’échelle européenne et nationale, est devenu un chancre démocratique. La plupart des décisions ne sont plus prises aujourd’hui dans l’intérêt général, mais sous la pression de lobbys qui ont acquis le pouvoir non seulement d’influencer les décideurs mais encore de se substituer en réalité à eux.

C’est notamment le cas du lobby anti-OGM dont la puissance se manifeste particulièrement dans la capacité de ces ONG  à court-circuiter les processus démocratiques, comme on l’a vu avec la tentative politico-médiatique, pour l’instant couronnée de succès, de l’équipe d’Eric Seralini, en septembre 2012. Ou encore, quand ils arrivent à intégrer des agences européennes (tout en accusant Monsanto et les autres industriels d’en faire de même). Ou alors, grâce à leur entrisme dans les institutions publiques, comme l’illustre parfaitement le projet de “Science citoyenne”, qui ne peut que rappeler ironiquement la “science prolétarienne” de Lyssenko et par laquelle ils pourraient alors vouloir obliger la science à servir les intérêts particuliers d’associations qui représentent surtout elles-mêmes.

Comme on va le voir ici, les rapports de force entre Etats (citoyens) et Monsanto sont loin d’être autant à l’avantage de la multinationale que ne le prétend Mme Lepage. Elles le sont si peu que l’avocate en est même réduite à grossir le trait de manière caricaturale, en répétant un peu bêtement des rumeurs totalement infondées.

Je vais essayer de reprendre point par point les affirmations, généralement gratuites, avancées par la militante anti-OGM. Pour certains, je ne détaillerai pas beaucoup, tout simplement parce que cela a déjà été fait ailleurs, et je me contenterai donc de mettre les liens.

1. Le très mal nommé “Monsanto Protection Act”

Corinne Lepage prétend que l’entreprise aurait complètement noyauté le Congrès américain avec ses lobbyistes au point d’arriver à imposer sa loi au Président des USA. C’est ainsi qu’elle aurait réussi à lui faire signer un “act”, soit un texte de loi, qui prive d’effet juridique toute décision de justice qui annulerait une décision de mise en culture d’OGM. Outre que le texte incriminé n’est qu’une “section”, soit un passage (le numéro 735!) dans un gros paquet de financements étatiques divers pour l’année 2013, intitulé H.R. 933: Consolidated and Further Continuing Appropriations Act, 2013, il est totalement inapproprié de le qualifier de mesure visant à protéger Monsanto! En effet, comme le détaille le site Genetic Literacy Project, il s’agit avant tout d’empêcher des abus du système judiciaire par des militants anti-OGM. Ce paragraphe vise à protéger les fermiers contre des suspensions judiciaires intempestives résultant d’actions en justice par des militants tentant d’interrompre des culture de plantes génétiquement modifiées, alors que ces semences ont été achetées et plantées en toute légalité. Le GLP mentionne notamment deux précédents de ces dernières années ayant causé des dommages économiques considérables à des milliers d’agriculteurs sans faire avancer d’un iota le débat sur la dangerosité supposée des OGM. Mais, cette “section” n’empêche certainement pas les agences étatiques de rejeter la demande de commercialisation et de mise en culture d’OGM dont Monsanto n’aurait pas pu démontrer qu’en l’état des connaissances scientifiques, ils ne comprennent aucun risque sérieux pour l’humain et l’environnement.

2. Se protéger des arguments scientifiques derrière le bouclier de la théorie du complot

Corinne Lepage continue en nous assénant que Monsanto n’est pas seulement un dangereux lobby. Ce serait aussi une entreprise  qui chercherait à faire taire toute contestation, surtout quand elle vient d’un scientifique, comme dans le cas de l’affaire Séralini, en septembre 2012. Le mot “affaire” constitue d’ailleurs un euphémisme pour désigner l’incroyable cirque politico-médiatique orchestré par celui qui se présente comme un scientifique, mais qui apparaît plus comme un militant mettant la science au service de son propre agenda idéologique. Je ne vais pas revenir en détails sur l’étude ratée de Gilles-Eric Séralini, entre confusions statistiques et invraisemblances méthodologiques, tellement évidentes qu’elles ont sauté aux yeux de la plupart des scientifiques ayant lu son article publié dans Food and Chemical Toxicology, et ce en l’absence des données brutes, que le “scientifique” a toujours refusé de publier sous le prétexte fumeux de conditions évidemment inacceptables pour l’industrie et les officiels étatiques. De toutes évidences, pour les militants anti-OGM, surtout ceux qui, à l’instar de Mme Lepage, ne connaissent pas grand-chose aux aspects techniques et scientifiques des OGM, ce ne sont pas les contradictions entre les résultats affichés dans l’étude et les conclusions que l’équipe Séralini en tire ainsi que leur manque de rigueur scientifique qui peuvent constituer un juste motif de dénonciation. Non, tout cela ne peut qu’être un complot de Monsanto contre un électron libre de toutes attaches et conflits d’intérêts, uniquement motivé par le bien commun! Car Gilles-Eric Séralini ainsi que son équipe n’ont bien entendu aucun lien problématique avec des intérêts privés, n’est-ce pas! Le CRIIGEN et la nébuleuse d’associations militantes, mais surtout Auchan et Carrefour, ne représentent aucunement des intérêts idéologiques et économiques particuliers! Tous de bons enfants de cœur innocents!

Ensuite, toujours selon Corinne Lepage, n’ayant pas réussi à faire taire Séralini, ni même à faire retirer son article de la revue l’ayant publié, Monsanto aurait alors changé de fusil d’épaule et se serait vengé en faisant virer l’éditeur responsable pour la division “biotechnologie” de Food and Chemical Toxicology et en mettant à sa place un des siens! L’actualité provient uniquement de site anti-OGM et eux-mêmes sont incapables d’avancer la moindre preuve que ce changement soit vraiment dû au refus de la revue de rétracter l’étude de Séralini, ni même que ce Richard Goodman serait forcément un homme de paille au service de son ancien employeur. D’autant moins que cela fait près de 10 ans qu’il a quitté la firme. Tout ce qu’ils ont à proposer c’est une vague corrélation temporelle. Et comme tout bon militant, ils en extrapolent immédiatement une relation directe de cause à effet! Et puis, de toute manière, dans la vulgate anti-OGM, Monsanto un jour, Monsanto toujours. Toute personne ayant été en contact de près ou de loin avec l’entreprise est irrémédiablement contaminée à vie et ne peut donc être considérée comme fiable! En attendant, l’étude en question demeure l’article le plus téléchargé de la revue! Et ce malgré tous les supposés efforts de Monsanto pour le discréditer, voire le faire disparaître! En matière de puissance communicationnelle et politique, on a vraiment vu mieux!

De fait, Monsanto serait même une habituée de ce genre de méthode, puisque l’entreprise cherche à intimider les scientifiques indépendants, voire à les détruire comme elle a cherché le faire pour les professeurs Putzai, Chapella ou Séralini. De nouveau, il est tellement plus pratique d’ignorer les réalités du monde scientifique pour fantasmer sur un complot industrio-politico-scientifique mondial, qui impliquerait alors au bas mot des dizaines de milliers de personnes! Les histoires du “martyrat” de Pusztai et de Chapella, rejoints par Séralini, sont ainsi devenues des espèces de récits moraux visant à édifier les militants, mais qui ont à peu près autant à voir avec les faits que les récits des miracles des persécutés chrétiens au 2ème siècle après JC! Brièvement, Pusztai et Chapella ont essentiellement été victimes de leur propre fibre militante, un brin narcissique chez le premier, qui a pris le dessus sur leurs devoirs de scientifiques.

Je ne vais pas m’attarder sur la comparaison foireuse que Mme Lepage fait entre l’histoire de l’industrie de la cigarette et la participation de Monsanto à la campagne californienne contre le référendum visant à imposer l’étiquetage des produits à base d’OGM. Les deux choses n’ont simplement strictement rien à voir l’une avec l’autre!

3. Monsanto, le nouveau tyran

Là, on en arrive finalement à la marotte habituelle des anti-OGM, celle qui leur permet de balayer toute autre considération, soit que Monsanto serait devenu plus puissant que les Etats eux-mêmes. Ainsi, la multinationale serait

parvenu[e] à faire adopter par les organismes d’expertise et les gouvernements le cahier des charges qui lui convenait pour imposer lorsqu’elle le pouvait la non traçabilité des OGM, comme aux États-Unis et au Canada, ou pour limiter les évaluations grâce au principe stupide et faux de l’équivalence en substance, au principe de l’effet dose dont il est désormais démontré qu’il ne s’applique pas pour les perturbateurs endocriniens, et à la limitation à 90 jours des études sur les rats, dont il est démontré qu’elle ne permet de mesurer aucun effet clinique.

Ce paragraphe est simplement un condensé de contre-vérités. Outre que, concernant la traçabilité des OGM, ce sont les citoyens qui se sont prononcés sur la question, comme dans le cadre du dernier référendum sur la question en Californie, et non pas Monsanto qui l’aurait empêchée, ce sont les propos de Corinne Lepage sur les évaluations et l’équivalence en substance ou encore la limitation à 90 jours des tests qui sont faux et stupides.

Contrairement à ce qu’elle affirme complètement gratuitement (dans la mesure où elle ne cite aucune source ni aucune référence en la matière), la question des évaluations et du principe d’équivalence en substance ont fait l’objet de débats qui se sont tenus dès le début des années 90, entre experts, au sein de diverses organisations internationales, telles que l’OMS, l’OECD, et diverses agences sanitaires nationales, telles que la FDA, ainsi que l’explique le Dr. Marianna Schauzu, de l’Institut fédéral d’évaluation des risques de l’Etat allemand. A moins que Mme Lepage ne soit en train de nous dire que ces centaines de scientifiques et fonctionnaires officiels soient tous à la solde de l’industrie, je crois que l’on peut difficilement affirmer que ce principe ait été accepté à la légère et sans aucune réflexion!

Concernant les effets doses, il se trouve qu’il n’existe pour l’instant aucune étude démontrant la nocivité des PGM sur le système endocrinien. Des centaines de millions de personnes dans le monde en mangent régulièrement depuis maintenant 20 ans, sans qu’il n’y aie jamais eu d’indications d’augmentations de problèmes de santé liés à ces produits! A moins bien sûr que tous les médecins et les cliniques de la planète ne se soient alliés dans une immense conspiration du silence depuis deux décennies! Mais, ça me semble un tantinet exagéré. De fait, dans le cas de la toxicité des aliments issus de plantes génétiquement modifiés, la règle qui veut que la dose fasse le poison tient toujours.

Ainsi, pour ce qui est des études de toxicité, leur durée de 90 jours seulement, plutôt que de deux ans (durée de vie moyenne pour la plupart des rats de laboratoire), s’explique très logiquement. S’il s’agit de voir si une substance constitue un poison pour l’organisme, il vaut mieux la tester à un âge où les rats sont normalement bien portants, soit quand ils sont jeunes. Si on attend qu’ils prennent de l’âge et développent toutes sortes de pathologies liées au vieillissement, il devient plus difficile de distinguer entre les causes de ces dérèglements. C’est d’ailleurs une des principales failles de l’étude de Séralini! De plus, les doses reçues au cours des 90 jours sont largement supérieures à la normale. S’ils ne développent aucun empoisonnement, il y a alors logiquement de bonnes chances que ces problèmes ne se présentent pas au cours d’une vie entière à des doses plus petites et étalées dans le temps. Et contrairement à ce que prétend Mme Lepage, toujours gratuitement, ces tests ont largement fait la preuve de leur efficacité!

Mais, elle ne s’arrête pas en si bon chemin et en ajoute une bonne louche. Ainsi, loin de se contenter d’essayer d’imposer son agenda aux instances officielles par des pressions amicales, Monsanto n’hésiterait pas non plus à faire usage de menaces directes:

Pour éviter la publication des données brutes concernant tant les OGM que le Roundup, Monsanto n’a pas hésité à menacer directement l’EFSA pour avoir rendu publiques les données brutes du seul maïs NK603; dans le même temps, Monsanto a obtenu que le Roundup ne soit pas évalué alors que c’est le premier pesticide utilisé au monde. En effet, seul a été évalué le glyphosate, principe actif du Roundup, sur la base d’une étude qui date de la fin des années 90 et qui est totalement secrète. Ceci revient, pour raisonner par analogie avec les cigarettes, à ce que soit évalué pour apprécier la toxicité de la cigarette, la nicotine, à l’exclusion de tous les adjuvants.

D’où tient-elle une telle information sur le comportement de la multinationale? On n’en saura rien, puisqu’elle ne cite aucune source. Apparemment, on est censé la croire sur parole, ce qui n’est pas gagné vu ce qui précède! Par contre, son affirmation voulant que le glyphosate n’a plus été évalué depuis une étude secrète de la fin des années 90 est simplement fausse. En réalité, il semblerait bien que le RoundUp ait été étudié de multiples manières. Du moins, c’est ce que suggère la page de résultats pour “RoundUp” sur le site ScienceDirect.com (Il faut refaire l’opération, le site ne retenant pas en mémoire les recherches effectuées). On obtient aussi un certain nombre de résultats sur le site PLOS One. Alors, je ne suis pas une experte du domaine et je n’ai pas le temps de passer en revue ces dizaines d’études portant plus ou moins directement sur le glyphosate et/ou le RoundUp, mais ce que je peux voir, c’est que Mme Lepage ne semble pas suivre de très près les recherches en la matière! L’analogie qu’elle fait avec l’évaluation de la toxicité de la cigarette n’a donc pas de sens, sauf bien sûr si elle en est restée aux informations scientifiques disponibles dans les années 50.

4. Monsanto, sur la pente terroriste?

Enfin, Monsanto (Monsatan?) n’hésiterait pas à se servir de la diplomatie américaine pour essayer de contourner les citoyens européens afin d’imposer ses OGM au vieux continent, en passant par les négociations transatlantiques du traité de libre-échange entre l’UE et les USA. Complètement obsédée par Monsanto, Mme Lepage (mais elle n’est pas la seule parmi les militants anti-OGM) semble totalement oublier l’action des agriculteurs américains, fortement représentés par de nombreux députés au Congrès et un lobby particulièrement efficace, aussi bien au niveau des états qu’au niveau fédéral (Washington), même si leur influence commence à être questionnée. Ils sont les premiers, bien avant Monsanto, à avoir intérêt à se voir ouvrir les portes d’un marché de près de 500 millions de consommateurs.

Encore plus fort, selon Corrine Lepage,

[…] Monsanto utilise également des procédés beaucoup plus contestables. Ainsi, ce n’est pas un hasard si Monsanto a acquis la compagnie de services clandestins d’intelligence Blackwater (aujourd’hui appelée Xe Services) dont la réputation est plus que sulfureuse.

Petit problème: cette information est complètement fausse. Il apparaît qu’un article de The Nation ait été mal compris par le journal russe Pravda, qui aurait traduit incorrectement la reprise en espagnol de cet article par Silvia Ribeiro publié par le quotidien mexicain Jornada. Ainsi, là où Jeremy Scahill avait écrit:

One of the most incendiary details in the documents is that Blackwater, through Total Intelligence, sought to become the “intel arm” of Monsanto, offering to provide operatives to infiltrate activist groups organizing against the multinational biotech firm.

Pravda comprend:

A report by Jeremy Scahill in The Nation (Blackwater’s Black Ops, 9/15/2010) revealed that the largest mercenary army in the world, Blackwater (now called Xe Services) clandestine intelligence services was sold to the multinational Monsanto. Blackwater was renamed in 2009 after becoming famous in the world with numerous reports of abuses in Iraq, including massacres of civilians. It remains the largest private contractor of the U.S. Department of State “security services,” that practices state terrorism by giving the government the opportunity to deny it.

Alors, je peux parfaitement concevoir que Mme Lepage puisse ne pas comprendre grand-chose à la recherche scientifique sur les OGM, ni même être très au courant de ses développements ces dernières années. Après tout, elle est juriste, pas biologiste ou ingénieure en biotechnologies. Mais qu’elle en vienne à colporter, sans les vérifier, des rumeurs complètement infondées, relayées par des médias gouvernementaux auxquels elle ne ferait jamais confiance sur d’autres sujets, voilà qui peut laisser songeur. En effet, j’ai toujours entendu dire que s’il y avait un domaine où les gens étaient pointilleux au point d’être des obsédés de la précision et de la rigueur, c’était bien celui du droit! Mais, apparemment, même les meilleurs avocats peuvent se laisser piéger par leur fibre militante!

En Conclusion:

Cette tribune concentre un nombre peu commun d’approximations et d’allégations parfaitement gratuites qui font que l’on peut légitimement s’interroger sur les motivations de Mme Lepage, ainsi que de la plupart des militants anti-OGM qui suivent cette ligne. Outre que prendre Monsanto comme principale cible des attaques alors qu’il ne s’agit même pas de la plus grande multinationale au monde, et qu’elle est loin de faire seule la loi dans son domaine (agrobusiness), ressemble plus à de l’agitation dans l’air, on peut se demander aussi pourquoi ils ont besoin d’avoir recourt à de tels expédients si leur cause est juste. L’impression générale est celle d’un militantisme qui s’auto-alimente et tourne en rond, ressassant les mêmes mythes (les scientifiques libres pourchassés par Monsanto et ses sbires), citant toujours les mêmes sources et en arrivant même à relayer des rumeurs complètement farfelues. Et on se gratte franchement le crâne quand on voit que le mal nommé “Printemps Français” se propose de rejoindre la manifestation organisée par les militants anti-OGM, généralement opposés à ce genre de mouvances!

A la lumière de ce constat, on peut vraiment se demander quel est l’intérêt de cette Journée Mondiale de mobilisation contre Monsanto, si ce n’est à assurer une visibilité médiatique renouvelée aux associations anti-OGM, jusqu’au prochain happening ou tour de lobbying. D’un point de vue de la réflexion politique et de la prise de conscience d’une problématique sociétale, l’objectif originel des “Journées Mondiales” avant que ce concept ne soit complètement dévoyé, elle est à peu près aussi utile que la Journée Mondiale de la Serviette (si, si, ça existe et oui, c’est… AUJOURD’HUI!)! A la différence près que les détracteurs de Monsanto se prennent incroyablement au sérieux, alors que les instigateurs de la seconde aspire à répandre de la bonne humeur ironique! Incidemment, le 25 mai est aussi la Journée Mondiale de l’Afrique et la Journée Mondiale des enfants disparus. Quand je vous disais que le calendrier devient incroyablement encombré? Y a-t-il vraiment besoin de lui ajouter des commémorations inutiles?

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