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Sur un fil de la toile #10-8 | La tambouille agricole suisse ou comment s’assurer que l’agriculture à base d’OGM coûte plus chère que les autres

>> Coexistence entre cultures conventionnelles et cultures d’OGM: fin de la consultation

ChevreEtChouComme on aurait pu s’en douter, ménager la chèvre (les oppositions de principe aux OGM d’une partie de l’opinion publique relayée par les écolos et certains lobbies paysans) et le chou (liberté d’entreprise et de choix commerciaux, développement scientifique en agronomie), ça coûte cher. Très cher même, parce qu’en Suisse, comme d’habitude, on va essayer de faire du sur-mesure au millimètre près. Naturellement, les opposants absolus à toute plante obtenue par transgenèse en profiteront pour clamer sur tous les toits que ce genre d’agriculture est beaucoup plus chère que les méthodes conventionnelles ou bio et qu’il ne fait donc aucun sens de produire des OGM en Suisse. Cela leur permet de promouvoir leur agenda idéologique sous l’angle utilitariste et économique sans avoir à passer par la case science, laquelle ne se laisse pas (plus) aussi facilement plier aux desiderata dogmatiques.

chèvre1J’espère simplement que suffisamment de parlementaires s’allieront pour faire cesser cette pantalonnade politique par laquelle certains partis et certains intérêts privés tentent de verrouiller purement et simplement un marché, en limitant de manière exagérée les choix économiques et commerciaux non seulement des producteurs et des distributeurs, mais aussi des consommateurs. Ce n’est pas aux adeptes du bio et du tout-local de décider quelle orientation l’agriculture et la consommation de produits alimentaires doivent prendre.

> Ici, un compte-rendu par ats/dg de cette question.

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