Sur un fil de la toile #9-1 | Amina et le droit de choquer la sensibilité patriarcale

Je n’ai pas grand-chose à ajouter, si ce n’est que demain aussi je penserai à Amina! J’espère qu’elle s’en sortira sans trop de séquelles et qu’elle pourra continuer sa lutte pour les droits de la femme et notamment celui de disposer de son corps selon sa propre volonté!

Parce que le droit de provoquer constitue l’ultime forme de liberté d’expression, elle-même au cœur de la démocratie! Sans liberté de provoquer, pas de démocratie. Amina et les autres féministes tunisiennes, FEMEN ou pas, se trouvent donc au cœur du combat pour la démocratie.

Caroline Fourest

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Demain, sur toute la surface du globe, des milliers d’internautes vont penser à Amina. Cette jeune tunisienne de 19 ans, majeure donc, n’est plus libre de ses mouvements mais séquestrée et gavée de médicaments par sa famille, avec la complicité de la police et d’associations qui se taisent. Punie et retenue prisonnière. Sans avoir commis aucun crime, mais un simple péché aux yeux des puritains : deux photos d’elle torse nu, pour dire que son corps lui appartient : « Mon corps m’appartient, il n’est l’honneur de personne ». Depuis, ce corps ne lui appartient plus.

Il est d’abord été menacé par un prédicateur  islamiste, Adel Almi. Craignant que son acte puisse « être contagieux et donner des idées à d’autres femmes », il souhaite qu’Amina soit punie « selon la charia ». Au minimum « 80 à 100 coups de fouet » voire « elle mérite d’être lapidée jusqu’à la mort ». Ses propos choquent de nombreux Tunisiens, mais…

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