As of August 17, 2012 | Actualités au 17 août 2012

My Ph.D. office / Mon bureau de thésarde

This is my computer with the official Swiss Federal Train clock as a screen saver! | Voici mon ordinateur, affichant l’horloge officielle des Chemins de Fer Fédéraux (CFF)!

Although I have been able to update this blog a bit more often than in the past (that is at least once a month, instead of once every 6 months), I didn’t give much news about my whereabouts. One reason was that I was up to my neck in the re-writing of my last two dissertation chapters (which makes me think that I should also update my dissertation blog). This means that I didn’t move physically very far, since I was stuck in front of my computer for 10 hours or so per day for the last 5 months. Actually, I realize that I haven’t travelled beyond a 60km-radius around my village.  It has been a very painful and tedious process, but finally, I have something much more coherent and significant. The first version of these two chapters, devoted to the description and interpretation of my data analysis had been written under extreme fatigue and ended up consisting mostly of a very long list of observations and considerations, but without any real conclusions about my research questions and hypothesis. In other words, there wasn’t any clear link between these two chapters and the rest of my dissertation, so they seemed as if they were hanging in a sort of vacuum. After resting a little bit (about a week), I was able to take a few steps back and start considering my data and results in the light of my hypothesis and initial approach to my set of problems, and the puzzle pieces started to come together and an image making some sense started to emerge. Of course, I’m still not satisfied with these two chapters, as they are the reflection of all the difficulties I have been confronted with during the whole process of researching my topic and figuring out a method to address it. I had to painstakingly bind together different threads, with wide-ranging scope of questioning, whose convergence point weren’t always obvious and my set of problem as well as my hypothesis changed while I was in the midst of my fieldwork, which I had launched before I was done with the theoretical research as I was pressed by the flying time, making part of it irrelevant to the new orientation of my work. However, I feel that I have been able to provide some more solid basis for the final conclusion of this research, even though it won’t have the scope I was hoping for. But then, despite all the common representations of a dissertation, apparently, candidates aren’t expected to add a boulder to the construction of knowledge. A stone suffice. Well, in my case, I believe it will be more like a pebble. Besides, perspectives for more researches also came out of this re-writing. In a way, since a conclusion is supposed to end on an opening and encouragement for further investigations, I already know which topics to announce.

Besides, I have also been brewing over my probably non-academic future and started to look for a job in the so-called “real” world. As if the academia wasn’t real or in a different dimension than the rest of society, but I’ll address that issue in a separate post when I’ve got time! For the moment, I’m looking either for a Web-related job, especially in the field of web-writing and web-editing or web journalism or for a research assistant position in the field of user experiences. Of course, I’m opened to other types of work. After all, as a Ph.D. candidates, I have learnt a lot more than just about my research topic, and I believe I have acquired some skills that I can put to use in other fields of activities. For example: clear definition of a problem or set of problems, fast reading, sythesis, rigorous analysis and communication of results.

Oh! As a complete aside, I have learnt how to bake bread! I love doing it, as it allows me to relax my sour muscles from spending so much time typing!

///Français///

Bien que j’ai pu mettre ce blog à jour un peu plus souvent que par le passé (au moins une fois par mois plutôt qu’une fois tous les six mois), je n’ai pas eu l’occasion de donner beaucoup de mes nouvelles. En effet, j’étais plongée jusqu’au cou dans la ré-écritude des deux derniers chapitres de ma thèse (ce qui me fait penser que je devrais aussi mettre à jour mon blog doctoral).  Cela signifie aussi que je n’ai pas beaucoup bougé ces derniers temps, puisque j’étais vissée à mon tabouret de bureau, en face de mon ordinateur, une dizaine d’heures par jour. Je réalise ainsi que je n’ai pas voyagé dans un rayon dépassant les 60 km autours de mon village.  Ce fut un processus particulièrement difficile et fastidieux, mais au final, ces chapitres sont devenus beaucoup plus pertinents et cohérents. La première version de ces chapitres, consacrés à la description et à l’interprétation de mon analyse de données recueillies lors du terrain, que j’avais rendue en mars 2012, consistait surtout en un catalogues de constats et de considérations diverses sans véritable fil directeur. L’impression générale était celle d’une analyse partant dans tous les sens sans arriver nulle part de précis. Il n’y avait donc pas de lien clair entre cette partie de ma thèse et les autres, concernant la problématique et les hypothèses. Elle avait alors l’air d’être un peu suspendue dans le vide. Après avoir pris quelques jours de repos, j’ai été capable de prendre un peu de recul et de reconsidérer mes données ainsi que les résultats de leur analyse à la lumière de mes hypothèses et surtout de ma grille de lecture initiale. Les pièces du puzzle ont alors commencé à trouver leur place et une image faisant du sens s’est progressivement esquissée. Bien sûr, je ne suis toujours pas satisfaite avec ces deux chapitres, dans la mesure où ils reflètent toutes les difficultés auxquelles j’ai été confrontée pendant le traitement théorique de ma problématique puis l’accomplissement du terrain. Malgré un travail initiale assez rigoureux et la constitution de plans de réflexion tout à fait pertinents, j’ai eu tendance à me perdre dans le développement de certains thèmes-clé de ma thèse, notamment en tentant d’articuler les questions de globalisation, de numérisation des dispositifs médiatiques et de la fragmentation des audiences. En effet, chacune peut faire l’objet d’une thèse individuelle. Je me suis donc retrouvée à péniblement entrelacer ces trois immenses objets d’étude, dont les points de convergence ne sont pas du tout évident, ce qui a provoqué un changement dans ma problématique et mon hypothèse initiale, alors que, pressée par le temps, j’avais déjà lancé ma recherche de terrain. Du coup, une partie des données et analyses n’étaient plus du tout pertinentes pour cette ré-orientation de mon travail, ce qui m’a obligée à des bricolages longs et compliqués, pour éviter des sur-interprétations ou des généralisations abusives. J’ai alors opté, initialement pour une stratégie consistant à coller au maximum aux données, à tel point qu’il devenait parfois impossible d’en tirer quoi que ce soit. J’ai alors dû faire de très nombreux allers-retours entre mon terrain et ma partie théorique. Cependant, j’ai maintenant le sentiment d’avoir pu proposer une base plus solide pour la conclusion finale de cette recherche, même si sa portée est bien moindre de ce que je visais initialement. Mais bon, malgré les représentations communes à propos du doctorat, il semblerait que l’on attende pas des thésards qu’ils apportent un énorme rocher à la construction de la connaissance, mais simplement une pierre. Dans mon cas, ce sera un petit caillou, mais qui devrait s’insérer assez confortablement dans l’interstice entre les contributions sur la réception médiatique, les usages des NTIC, et les industries culturelles, notamment l’industrie japonaise. De plus, cette ré-écriture de mes deux derniers chapitres a permis de faire émerger des perspectives pour de nouvelles recherches. De la sorte, puisqu’une conclusion est supposée se terminer par une ouverture sur des propositions de questionnements, je sais déjà de quoi parler.

Par ailleurs, je me suis aussi occupée de mon futur probablement extra-universitaire et ai commencé à chercher un nouveau boulot dans le monde soit-disant “réel”. Comme si l’espace académique ne l’était pas et existait dans une autre dimension, séparée de celle du reste de la société, mais j’aborderai cette question dans un autre billet, quand j’en aurai le temps! Pour le moment, je cherche un travail dans le domaine du Web, notamment des postes d’éditrice-rédactrice Web ou de journalisme sur le Web. Plus près de mes études, je suis naturellement aussi intéressée par des postes dans le domaine de la recherche sur les usages des technologies, le “user experience”, comme le disent les Anglo-saxons.  De plus, je suis aussi ouverte à d’autres opportunités. Après tout, au cours de ma thèse, je ne me suis pas seulement spécialisée dans le sujet de ma recherche. J’ai aussi acquis pas mal de compétences que je pense tout à fait pouvoir transférer dans d’autres activités. Par exemple: définition de problématiques claires, lecture rapide, synthèse et vulgarisation de notions complexes, rigueur analytique et souci de la communication des résultats.

Home-made bread | Pain fait maison

This is one of my first home-made loaf of bread. I did it manually, that is, I didn’t use a machine to work the dough, just my hands and arms. Otherwise, I wouldn’t be able to relax my muscles! | Voici une de mes premières miches de pain. Je l’ai fait manuellement, c’est-à-dire, que je n’ai pas utilisé de machine à pains pour pétrir la pâge, juste les mains et mes bras. Sinon, je ne pourrais pas me relaxer les muscles!

Ah oui, complètement dans un autre sujet: J’ai appris à faire du pain moi-même! Cela me permets notamment de me relaxer et décoincer les muscles des bras et des épaules, endoloris par des heures et des heures passées à taper à l’ordinateur!

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